Dans l'objectif de produire une transcription du corpus sélectionné et d'en faciliter la lecture, il serait souhaitable de réfléchir à la création d'un guide. Celui-ci regrouperait des outils pratiques et des méthodes pour déchiffrer les textes dont les formes peuvent varier entre les Procès Verbaux, les notes et les minutes. Il aiderait aussi à comprendre les différentes graphies dans ces documents. Cette méthode pourrait s'inspirer d'ouvrages destinés à apprendre les techniques de paléographie, dont nous dressons une liste non exhaustive :
- Gabriel Audisio (2016). Lire le français d’hier: manuel de paléographie moderne : XVe-XVIIIe siècle, cinquième édition revue et augmentée. Paris: Armand Colin.
- Nicolas Buat (2016). Manuel de paléographie française. Paris: Les Belles Lettres.
- Béatrice Beaucourt-Vicidomini (2012). Manuel de paléographie moderne, XVIe-XVIIIe siécles. Paris: Archives & culture.
- Michel Parisse (2006). Manuel de paléographie médiévale: manuel pour grands commençants. Paris: Picard.
- Alphonse Chassant (1972). Paléographie des chartes et des manuscrits du XIe au XVIIe siècle. Genève: Slatkine Reprints.
Gabriel Audisio et Isabelle Rambaud (2016). Lire le français d’hier: manuel de paléographie moderne : XVe-XVIIIe siècle, cinquième édition revue et augmentée. Paris: Armand Colin.
Ouvrage à destination des étudiants, chercheurs et généalogistes pour lire les textes en langue française du XVIe au XVIIIe siècle. Explique l'évolution du mode d'accès aux archives qui sont numérisées et de plus en plus disponibles en ligne. Difficulté de lecture de la plupart des documents, donc il s'agit de fournir les bases pour comprendre et appréhender les textes. L'ouvrage ne traite pas les textes en latin ou en langues régionales (à part le provençal), et privilégie le français. Ouvrage en deux parties, la 1ere expliquant le contexte de l'écriture et comment la lire, la 2e est ocmposée de 52 textes classés selon leru difficulté avec un fac-similé du texte et sa transcription. Varie les types d'écritures et les époques, des textes intégraux et donc renoncer aux grands formats.
Présente le contexte culturel des diverses époques traitées, le contexte commercial, géographique, démographique et social, mais aussi religieux.
Primauté du geste et de la parole plutôt que de l'écrit.
Écart entre le monde des lettrés qui savent lire et écrire et le monde analphabète, puis la catégorie des intermédiaires culturels. Savoir écrire est rare et est une marque de pouvoir. Mais le XVe et XVIe siècle marquent l'explosion de l'écrit car on a de plus en plus besoin de lire et écrire, suite à un accroissement de l'encadrement administratif.
Frein de L'expansion de l'écriture parfois lié à son support : le parchemin est dispendieux, et à cela s'ajoute sa mise au format, sa décoration et la reliure. Donc le livre est un objet rare. L'utilisation du papier se généralise à la fin du XIVe siècle, car bien moins coûteux.
Invention et développement de l'imprimerie comparé à la production de la masse manuscrite. Au XVe siècle, l'offre manuscrite ne répond plus à la demande, malgré les abréviations qui fait gagner de l'espace et du temps, l'impression fait sa place avec l'invention des caractères mobiles métalliques par Gutenberg. Le prix du livre ainsi que son temps de production baisse alors que le nombre d'éditions augmente.
L'apprentissage de la lecture et de l'écriture est peu répandu. Puis la multiplication de l'usage de précepteurs pour les jeunes et ensuite la création de petites écoles montre que la population souhaite apprendre.
Ave cle papier, l'imprimerie et l'alphabétisation, s'instaure un double système d'écriture. L'écriture manuscrite se libère des écritures traditionnelles et peut se permettre d'être plus simple, plus rapide, plus personnelle... mais aussi plus ifficile à déchiffrer. L'écriture cursive et l'écriture d'imprimerie doivent être toutes deux apprises.
Sortie du règne du latin, encore utilisé largement par les nobles, éclésiastiques et l'administration et par les scientifiques et est utilisé pour les communications internationales. Mais dès le début du XVIe siècle, le déclin du latin arrive : Réforme de l'Église entraîne les traductions et adaptations en langues courantes. Les nouveaux alphabètes ne lisent et n'écrivent pas le latin, mais bien le français. Les imprimeurs développent leur production majoritairement en français, et donc les écrits se propagent dans cette langue plus facilement. Enfin le français devient la langue royale et administrative et el atin est progressivement abandonné.
Différence entre le français et les langues faisant office de dialectes ou patois dans diverses régions, que la population parle quotidiennement. Le latin ou le français sont des langues secondes. Il arrive parfois que les actes notariés comportent des termes issus de dialectes, dont on ne connaît l'équivalent latin ou français, pour des objets du quotidien.
Problèmes de lecture et de compréhension liés à la langue. Le moyen fran^cais est parfois incompréhensible à cause du vocabulaire, de la syntaxe, de l'orthographe, de la présentation et l'ordre du texte.
Certains termes ne sont plus employés, sont sortis du vocabulaire français courant, ou certians ont changé de sens, il est odnc conseillé de recourir à des dictionnaires spécialisés.
La construction de la phrase est souvent proche du latin.
L'orthographe des mots est encore empreinte de leur origine étymologique pour ceux qui avaient appris le latin, sinon ils prennent surtout la forme phonétique qui semble la plus logique. Certaines lettres muettes modifient l'orthographe des mots. La séparation entre certains mots est parfois aléatoire. Les prénoms et noms de famille subissent parfois le même sort.
Absence de ponctuation et d'accentuation dans le manuscrit et l'imprimé.
Les actes notairés regorgent d'écritures rapides et d'abréviations. Il existe plusieurs formes des actes, la minute ou brève qui est un brouillon abrégé et la grosse, qui constitue le document complet et étendu. Les notaires doivent respecter ce que leur client leur demande d'écrire, tout en respectant la forme de l'acte.
Lien entre le développement de l'imprimerie et celui de l'écriture, qui se répand. On change la taille de la plume selon l'écriture désirée, ce qui modifie le geste de l'écriture, qui devient un réel apprentissage.
Évolution de la minuscule caroline, lisible, fait face à l'apparition de la gothique mais aussi de la gothique cursive, qui est plus rapidement exécutée. On adopte donc une écriture à la morphologie mixte au XIVe siècle. On passe à un type d'écriture liée, rapide et naturelle.
Le shumanistes développent l'écriture "ronde" en opposiiton à l'écriture cursive gothique, dite italique. Plusieurs écritures découlent de celles-ci en fonction de l'usage qui leur est destiné.
Demande du Parlement en 1632 de convenir entre maîtres-écrivains de la configuraiton de toutes les lettres majuscules et minuscules pour produire un caractère et formulaire à suivre pour l'enseignement. On vise à épurer les lettres et supprimer traits superflus, lettres inutiles et abréviations.
On utilise différentes plumes selon le choix d'écriture, en ronde ou en bâtarde. Une nouvelle forme d'écriture apparaît, la coulée, plus rapide d'usage. Elle est le résultat des écritures cursivess, sans règle ni proportion. Chaque écriture se subdivise en plusieurs modèles. Toutefois la tendance générale est au relâchement et à la vulgarisation de l'écriture, on cherche une utilisation rapide et on néglige les effets de calligraphie, au détriment de la lisibilité.
Pistes pour mieux comprendre les signes et principes de l'écriture de cette période.
Abréviations par suspension, par contraction et usage de signes particuliers (notes tironiennes).
- Abréviations par suspension : La finale du mot est raccourcie, le mot se termine de deux façons possibles. Soit par un trait marquant l'abréviation (tilde). Soit en poursuivant la graphie par un trait plongeant sous la ligne d'écriture, ou une finale relevée qui se relève au dessus de la ligne d'écriture.
- Abréviation par contraction : Premières et dernières lettres du mots sont écrites, disparition des syllabes ou lettre du milieu de mot. Marqué par un tilde, ou un trait continu, ou une plongeante ou relevée, ou avec une finale en exposant.
- Les signes particuliers (notes tironiennes) : On utilise un signe pour remplacer plusieurs lettres ou un mot. Par exemple "con-", le signe "et", "par", "per", "-pro", "-pre", le signe "que". Donne des exemples de mots et abréviations illustrés avec leurs transcription.
Utilisation d'une orthographe qui paraît fantaisiste :
- Adjonction de lettres : groupe "-ct", lettre "-b", lettre "-d", groupe "-fv", lettre "-g", etc...
- Métamorphose d'une même lettre : utilisation de formes anciennes et utilisation d'une lettre pour une autre. Donne des exemples de mots et abréviations illustrés avec leurs transcription.
Entre le XIVe et le XVIIIe siècle il y avait déja de grands écarts et difficultés de lecture de textes à cause des changements de forme de l'écriture. Montre l'importance du ductus ou façon de conduire les lettres, les mots et les phrases, et importance des ligatures, qui relient les lettres ou les mots. De la cursivité de l'écriture dépend la forme des mots et des phrases. On signale ici quelques tendances générales :
- Les lettres à attaque fractionnée (a, c, d, e, s final, t). Formées par plusieurs traits distincts, qu'on finit par ne former que d'un seul geste.
- Les lettres plongeantes par nature (f, g, j, p, q, s en début ou milieu de mot, y et z). Formée par un trait certical sous la ligne d'écriture.
- Les lettres plongeantes par déformation (c, h, l, m ou n final, x). La cursivité provoque un développement excessif des boucles sous la ligne d'écriture.
- Les lettres à jambage (i, m, n, u, v) : un jambage appraît en dessus ou en dessous de la ligne d'écriture.
- Les lettres à boucle : le cas du "r". Présente deux formes spécifiques pouvant poser des problèmes de lecture.
- Les majuscules : Il existe des formes de référence des lettres majuscules, que chaque scribe déforme plus ou moins selon la cursivité de sa graphie. Donne des exemples de mots et lettres illustrés avec leurs transcription.
La lecture des chiffres romains est difficile puisqu'il s'agit de lettres numérales, elles se confondent parfois avec les lettres des mots, car ne sont pas toujours exprimées en majuscule, sauf le C, L et parfois le V. Il existe donc des risques de les confondre avec des abréviations ou des mots. Donne des exemples de chiffres romains de différentes formes, dans un tableau récapitulatif. Donne aussi des exemples avec des chiffres sous format de mots, illustrés et expliqués.
Les chiffres arabes sont d'usage courant vers la fin du Moyen Age chez les spécialistes, et dans les actes seulement à partir de l'Humanisme. Ils ont servis avant cela à l'usagemathématique, calendriers, astrologie, etc. La forme des chiffres, comme celle des lettres, a beaucoup varié. La cursivité de l'écriture peut induire en erreur sur certaines formes. Donne des exemples de chiffres de différentes formes, dans un tableau récapitulatif. Donne aussi des exemples avec des chiffres sous format de mots, illustrés et expliqués.
Explique la réforme en 1582 du calendrier grégorien. Explique la façon d'exprimer les dizaines suivant le multiplicateur de 10 ou de 20. La forme la plus courante des dates était en chiffres romains ou arabes, jour et année, et le mois en toutes letres ou sous forme d'abréviations de chiffres et de lettres, ou des abrévations. Cependant parfois les genres sont mélangés. Donne des exemples de dates illustrées et expliquées.
Les ligature sentraînent des déformations, on utilise des abréviations d'unités de mesures diverses, et chiffres et alphabet peuvent être utilisés. Donne des exemples d'expressions chiffrées illustrées et expliquées.
Présente les illustrations de documents en pleine page, accompagnées d'une courte explication de texte et de sa transcription.
Références bibliographiques classées par thèmes :
- Histoire de l'écriture
- Manuels et recueils de reproductions
- Chiffres et nombres
Glossaire des termes français pouvant présenter des difficultés de compréhension, que l'on retrouve dans les textes illustrant le spropos de l'ouvrage.
Vocabulaire technique sur la pratique de la paléographie et de la transcription, sur l'écriture, etc.
L'ouvrage comporte des planches encadrées avec des textes illustrés, accompagnés de leur transcription et de leur explication.
Informations historiques sur la conservation des archives administratives, les premiers paléographes puis l'affirmation de cette science qui deviendra autonome. Distinction entre la palégraphie et la diplomatique.
Historique et développement des divers supports.
Historique et développement des langues au sein des documents et dans la langue parlée.
Explications du système du classement des services d'archives en France, par séries.
Explique la nécessité de comprendre le contexte des textes à transcrire pour pouvoir mieux déchiffrer l'ensemble d'un document.
Grande différence entre l'alphabet que nous connaissons et l'écriture cursive, très difficile à lire. Donne une planche en exemple, avec comparaison de deux types d'inscriptions, l'une classique et l'autre cursive, avec illustrations respectives. Montre des exemples d'alphabets latins dans des tableaux, avec illustrations des lettres. Donne des exemples de lettres ou de mots illustrés incrustés dans le texte.
Nouvelle écriture témoigne de nouveaux gestes, changement d'angles, lettres qui se redressent ou glissent vers le bas, nouvelles ligatures. Hastes mieux séparées, hampes qui descendent sous les lettres mieux calibré. Écriture à l'origine de celle qu'on étudie en paléographie française. l'écriture onciale des manuscrits en est un des dérivés les plus connus. Donne des exemples de mots illustrés incrustés dans le texte.
Différencier l'écriture des manuscrits littéraires (libraria) et celle des archives, documentaire, qui fait l'objet exclusif de cet ouvrage. Donne l'historique du développement de l'écriture cursive. Comporte des planches avec exemples de mots et leur evolution chronologique et montrant les différences allant vers une écriture cursive croissante.
TOurnant du XIVe siècle, adoption d'une écriture réformée issue de la chancellerie parisienne, dûe à l'évolution de l'instrument d'écriture, avec l'emploi d'une plume plus large, taillée en biseau à gauche. Offre un éventail plsu large de directions. Exemples de planches pour montrer l'évolution de l'écriture, puis des exemples de tracé de lettres.
Écriture crusive par excellence, adaptée au travail rapide et à la prise de note sous dictée, facile à déformer et styliser.
Dans l'écriture documentaire, les abréviations ne sont pas systématiques car la cursivité permet de simplifier l'écriture des mots plutôt que d'utiliser des abréviations. Elles sont donc plsu redondantes et plus faciles à identifier.
Distingue deux niveaux d'abréciations : L'abréviation par contraction et l'abréviation par construction, qui englobe les autres. Abréviations par contraction : porte sur l'ensemble du mot, à connaître par coeur, car récurrentes. Abréviations par exposant : servent à abréger les titres d'honneur. Latin et notes tironiennes : Signes rappelant des abréviaitons latines, traduisant des mots français. Abréviations par suspension : marquées à l'aide d'un tilde, spécifiant la fin d'un mot. Donne des tableaux d'abréviations de différents types à différentes époques.
Exemple d'une étude de cas d'un document pour montrer l'usage des abréviations et donne des tableaux des résultats d'abréviations trouvées mettant en valeur les abréviations et montrant l'illustration du mot correspondant.
Idéalement il faudrait parcourir chaque texte en entier avant de le déchiffrer, reconnaître l'alphabet et noter chaque différente forme d'une même lettre. Dans la praique la réalité est différente car certaines lettres vont par groupe de deux ou trois ou par mot entier transformés par la cursivité en idéogrammes. Donne de nombreux exemples et analyses statistiques.
L'écriture manuscrite ignore l'usage de la ponctuation, qu'on trouve sous une forme différente, par exemple, un triat diagonal, qui peut servir de parenthèse ou de guillemets. Les ponctuations fortes ou semi-fortes sont suggérées par une majuscule. Dans les énumérations, le mot Item marque le début d'un article. Propose une vue d'ensemble de l'évolution des majuscules, sous format de tableau illustré.
Distingue le moyen français comme la langue utilisée entre 1350 et 1610, qui se sépare nettement de l'ancien français utilisée par la suite. Puis la langue du français classique (et actuel) apparaît progressivement et se fige en 1835.
Les scribes s'autorisent quelques libertés mais peu de fantaisie ni d'arbitraire, issues d'uen tradition etymologique et phonétique. Usage étendu des voyelles nasales, diphtongues, nouveaux sons, nouvelles conventions.
Propose de suivre les règles de paléographie modernes de l'École nationale des Chartes :
- Ponctuation, majuscules : règles actuelles, sans tenir compte de la pratique du scribe.
- Orthographe : graphie du document doit être rigoureusement respectée. Mais propose des variations :
- lettres i et u ayant valeur de consonnes sont remplacées par j et v.
- les mots agglutinés sont séparés.
- abréviations développées la plupart du temps, pas nécessaire d'indiquer les lettres restituées.
- usage des accents adaptés à l'époque considérée.
Syntaxe présente des difficultés subtiles, provoque des contresens grammaticaux. Bouleversement du système nominal, disparition des déclinaisons et généralisation de l'emploi de l'article avec le moyen français. Puis emploi des mots outils du français moderne.
Disparition des déclinaisons. Explique le cas des adjectifs, des verbes, de l'article, du démonstratif, du pronom personnel, des adverbes de circonstance, des conjonctions de coordination, des prépositions et locutions prépositionnelles, de l'expression de la négation. Exemples de phrases ou de transcriptions d'illustrations pour montrer les diverses morphologies des mots.
Avec la disparition des déclinaisons, l'ordre des mots devient moins flexible, il marque la relation entre verbe et sujet. Traite de l'ordre des mots, de la subordination, des "si", de la proposition relative, des redondances de style, du conditionnel de narration. Exemples de phrases ou de transcriptions d'illustrations pour montrer les diverses morphologies des mots. Donne un exemple d'un procès-verbal copié par dex mains différentes, avec les illustraitons correspondantes et leur transcription (p.145).
Lien entre paléographie et critique historique des documents : réflexion sur el contexte de production des documents avant de les transcrire et connaissance du contexte historique et linguistique. Il faut se méfier de la lecture anticipée et lire seulement ce qu'il est possible de lire. En cas d'écriture difficile, procéder par comparaison, s'approprier l'alphabet et les diagrammes et combler les mots difficiles à l'aide des mots faciles à déchiffrer ou d'expressions issues de documents similaires.
Donne un panorama des prénoms les plus utilisés selon diverses périodes, sous format de tableaux avec pourcentages. Mentionne que certains prénoms très courants sont parfois abrégés et donne des exemples illustrés.
Usage du nom de famille s'impose au Moyen Age afin de différencier les individus et affirmer le lignage. Ajout de mentions telles que "L'aîné" ou "Le jeune". La lecture des noms de familles est parfois difficile car ne peut se deviner et l'orthographe d'un même nom peut évoluer d'uen génération à l'autre et ils s'accordent parfois en genre et nombre.
Rend compte du rang social. Les titres et civilités sont parfois abrégés. Donne plusieurs exemples sous forme de liste d'extrait de textes transcrits, regroupé selon la fonction occupées par un individu.
Les isgnatures sont très diverses, certaines très élaborées et d'autres réduites à une croix ou un symbole.
La lecture des dates peut poser problème par rapportau réformes du calendrier, telles que la réforme grégorienne par exemple. Mentionen d'autres réformes. Il faut alors mentionner la date en la transformant en date du "nouveau style" (n.s.). Puis vient la lecture de la forme de la date, en chiffres romains et avec exposants par exemple, ou avec les multiples de vingt, puis l'emploi progressif des chiffres arabes à partir du XVIe siècle. Puis les mois sont réduits à un chiffre et un suffixe (ex : novembre devient 9bre ou IXbre.
Poids et mesures sont complexes, un même terme peut recouvrir plusieurs idées très différentes selon le lieu ou la nature de l'objet concerné. Adoption du système métrique en 1790 entraîne disparition des anciennes unités. On peut trouver les équivalences dans des tables de conversion éaborées par les Commissions départementales des poids et mesures.
Prix en livres tournois (de Tours), supplante la livre parisis (de Paris), plus faible car 5 tournois = 4 parisis. Il s'agit d'unités de comptes. Au XVIe siècle les monnaies les plus prestigieuses étaient l'écu d'or au soleil et le teston d'argent. Puis à partir de 1640 circulent les louis d'or, les écus d'argent et le billon de cuivre. Tous les contrats notariés devaient être passés en livres tournois pour être de valeur égale. 1 écu = 3 livres. 1 livre = 20 sous. 1 sous = 12 deniers.
Chaque catégorie d'acte obéit à un style plsu ou moins codifié, et on peut recourir au Parfait notaire pour s'en impregner. Des formules sont récurrentes dans les actes et présentes les différentes parties. Les introductions d'actes sont longues car contiennent de nombreuses informations sur les parties. Puis vient le verbe qui donne la raison de l'acte. Puis il finit par les clauses finales. Donne de nombreux exemples de formulations transcrites en texte.
Références bibliogrpahiques en paléographie, sur la langue française, sur la métrologie, et des références en ligne.
Cahier d'exercices pour apprendre à lire les texte et les transcrire, à partir d'illustrations. Suivi des solutions.
Béatrice Beaucourt-Vicidomini (2012). Manuel de paléographie moderne, XVIe-XVIIIe siécles. Paris: Archives & culture.
L'ouvrage comprend une introduction sur son utilisation et les sections qu'il contient, ainsi que les choix de textes proposés pour l'apprentissage de la paléographie. Il s'agit la plupart du temps d'actes notariés ou d'actes relatifs à la vie chrétienne. Notons qu'il s'agit uniquement de textes en langue française, présentés dans leur intégralité, afin de montrer comment une écriture peut changer au cours de la rédaction d'un acte et se dégrader pour devenir de plus en plus cursive, comporter plus d'abréviations et de ligatures, qui compliquent la lecture.
Comprend des données sur la population française, naître, se marier et mourir à cette époque.
Comprend une description des changements d'écriture depuis le XVe siècle jusqu'au XVIIIe siècle, en expliquant ici le choix d'un corpus du XVIIe siècle qui comprend de nombreuses variations témoignant de ces changements. Fournit des exemples d'alphabets (illustration).
Montre une classification non exhaustive des formes des lettres et du système d'écriture pour la différencier de l'écriture contemporaine, ainsi que les différentes graphies d'une même lettre au fil du temps.
L'ouvrage présente des exemple de mots comprennant ces lettres (illustrations). Lettres A, C gothique, D, E, I, M, N, O, R dit "roulé", S, S à crosse, U et V. Parfois difficile d'individualiser et reconnaître ces lettres.
Lettres F, G, H, J, M, N, P, Q, S, Y, Z.
Les lettres C et L (en position initiale d'un mot), la lettre X.
Les lettres G, I, J, Q, U et V (en position initiale d'un mot).
Les lettres I, S, Y et Z, ainsi que S, Z et X comme marque du pluriel.
Répertorie de manière chronologique les différentes formes usuelles que peuvent prendre une même lettre selon diverses plumes, parfois dans un même texte : mot et illustrations.
Répertorie chronologiquement différentes formes que peuvent prendre une même lettre sous diverses plumes, ou dans un même texte parfois. Mentionne des exemples accompagnés d'illustrations des lettres au sein d'un mot complet.
Liste d'exemples non exhaustifs des lettres majuscules utilisées sous l'Ancien Régime, les plus souvent employées par les scribes sélectionnés. Suivant l'ordre alphabétique, illustrées par des mots complets.
Trois modes d'abréviations conventionnels à l'époque moderne : par contraction, par suspension ou par l'utilisation de signes.
- Les abréviations par contraction : mots dont le scribe a retranché certaines lettres médianes, en prenant parfois soin de conserver une ou deux lettres caractéristiques qui servent à reconnaître le mot abrégé, tout en signalant par un "titulus" d'abréviation. Donne des exemples de diverses utilisations d'un "titulus" et des illustrations.
- Les abréviations par suspension : la ou les dernières lettres ou syllabes manquantes sont remplacées par un signe abréviatif, signalé par un titulus d'abréviation. Donne des exemples de diverses utilisations d'une suspension et des illustrations.
- Les signes abréviatifs conventionnels ou notes tironiennes : huit signes souvent employés, positionnés à la place de la syllabe abrégée. Donne les exemples de "CON" et "COM", "ET", "PAR"/"PER", "PRE", "PRO", "QUE", "UR", "US". Accompagnée d'illustrations.
- L'utilisation du "etc." par les notaires : utilisés pour abréger les formules récurrentes dans les brouillons, développées ensuite dans les actes.
- Les notes de renvoi : les lacunes d'un texte peuvent être corrigées par des renvois indiqués à la place de l'oubli, par un signe, une croix, un dièse, un signe égal vertical, ou tout autre signe, renvoyant au même signe en fin de texte.
L'orthographe n'est pas fixe, elle peut aussi être originale ou fantaisiste, ou garder des traces de pratiques orthographiques passées, comme le latin.
- L'ajout de lettres ou de groupes de lettres
- Des nodifications d'ordre orthographique
Les chiffres s'écrivent soit en toutes lettres, pour dater un acte, ou en chiffres romains ou arabes.
La transcription de document peut être très attachée à une reproduction du texte à l'identique, ou bien à une transcription très proche de notre écriture actuelle. Le parti pris de cet ouvrage est que la transcription doit respecter intégralement l'orthographe de l'original, restituer l'accentuation et la ponctuation, selon les règles actuelles, adopter notre système actuel de majuscules. À cela s'ajoutent d'autres règles concernant les ajouts et modifications de texte, les lacunes, les abréviations, etc. L'ouvrage propose ensuite 26 textes transcrits accompagnés de leur illustration avec les numéros de lignes ajoutées, et un glossaire en bas de page.
Outils de travail, ouvrages et revues relatifs à l'écriture, ouvrages d'histoire relatifs à l'époque moderne.
Michel Parisse (2006). Manuel de paléographie médiévale: manuel pour grands commençants. Paris: Picard.
Cite en référence l'ouvrage de Maurice Prou, puis du chanoine Reusens, Jacques Stiennon et bernard Bischoff, Françoise Gasparri, concernant les médiévistes. Pour les modernes, mentionne Gabriel Audisio et Isabelle Bonnot-Rambaud, Emmanuel Poulle, puis les cours de l'école des Chartes disponibles en ligne. Explique l'évolution de l'écriture des livres, qui est lente, alors que l'écriture diplomatique et documentaire évolue vite et qui est plus difficile à lire. Explique la méthode et les objectifs de cet ouvrage : non echaustif, favorise l'écriture documentaire car plus difficile à lire pour mieux initier. Textes pour la plupart tirés des archives de Lorraine. Observation du tracé des lettres et des abréviations et exercices de traçage. Donne des textes en original et en vis-à-vis sa transcription, totale ou partielle, ou présenté seul avec une transcription en annexe.
- Gabriel Audisio (2016). Lire le français d’hier: manuel de paléographie moderne : XVe-XVIIIe siècle, cinquième édition revue et augmentée. Paris: Armand Colin.
- Bernhard Bischoff (1985). Paléographie de l'Antiquité romaine et du Moyen Age occidental, traduits par Hatmut Atsma et Jean Vezin. Paris : Grands manuels Picard.
- Alphonse Chassant (1972). Paléographie des chartes et des manuscrits du XIe au XVIIe siècle. Genève: Slatkine Reprints.
- Françoise Gasparri (1994). Introduction à l'histoire de l'écriture. Turnhout : Brepols.
- Emmanuel Poulle (1966). Paléogrpahie des écritures cursives en France du XVe au XVIIe siècle. Denève : Droz.
- Maurice Prou (1924). Manuel de paléographie latine et française. Paris.
- Chanoine Reusens (1963). Éléments de paléographie. Louvain-Bruxelles.
- Jacques Stiennon (1991). Paléographie du Moyen Age. Paris : Armand Colin.
Donne des indications sur les principes suivis dans les transcriptions reportées dans cet ouvrage, sur le texte, les lettres u et i, les abréviations, les majuscules et noms propres et la ponctuation.
Méthode comprennant les phases successives suivantes :
- reconstituer l'alphabet du scribe en recherchant l'emploi de chaque lettre de l'alphabet de a à z.
- noter les changements éventuels dans le tracé de certaines lettres typiques (c, g, i, m, r).
- chercher toutes les abréviations et proposer leur résolution.
- recopier tout le texte mot à mot, parfois lettre par lettre, en laissant en blanc les motss ou lettres non lus.
- comparer la transcription avec une version corrigée.
Description des termes employés pour décrire les letttres et leur forme (haste, hampe, queue, barre, panse, boucle). Cette description est réalisée pour chaque lettre de l'aphabet selon différentes formes majuscules, minuscules et plusieurs graphies, illustrées. Décrit ensuite des exemples de ligatures entre des letres, accompagnés d'exemples illustrés. Décrit les chiffres et les lettres, à savoir le système de notation des chiffres en chiffres romains et chiffres arabes, ainsi que leur usage. Explique comment comprendre les inscriptions des multiples de 20. Donne des exemples de transcriptions et ilustrations completes ou partielles en vis-à-vis. Explique comment différencier les lettres majuscules et les lettres allongées, qui ornent souvent les premières lignes d'un acte diplomatique, donne des exemples illustrés. Montre des exemples de divers alphabets sous format d'illustration.
Grand usage des abréviations à l'époque médiévale. La plupart des scribes utilisent des systèmes d'abréviations identiques ou similaires. Le smanuels de paléographie consacrent tous un chapitre aux abréviations, mais il existe aussi des listes et des dictionnaires d'abréviations. donne un énoncé des abréviations indispensables à connaître, les lettres abrégées sont indiquées en gras. puis donne uen liste d'abréviations par contraction à connaître. Mentionne les abréviations : tilde, les abréviations finales par suspension, les abréviations par signes conventionnels, les abréviations par lettres suscrites, les abréviations par contracgtion. Mêle la description et des illustrations d'exemples. Puis liste des contractions en grand format suivi d'exercice de lecture des abréviations avec transcriptions et illustrations en vis-à-vis.
Réglure horizontale qui sert aux lettres minuscules, cadre vertical pour aligner el texte à droite et à gauche selon la justification, coupant les mots lorsque nécessaire. Évolution de la disposition des mots et des phrases, de l'usage de la ponctuation et des lettres majuscules. Explique le sproblèmes liés aux mots mal séparés, des mots séparés, de la ponctuation, du point d'interrogation, des pancartes et pieds de mouche, , de la glose. Présenté sous format de texte descriptif et explicatif accompagné d'exemples illustrés.
Recherche de solennité dans les documents de type charte : grand format, mise en page soignées, signes symboliques, allongements des hastes et des hampes et boucles décoratives, disposition des colonnes et listes de témoins, attache de sceaux. Évolution de l'écriture assez sensible pour pouvoir dater un document selon l'écriture à 50 ans près. Les lettres se resserrent et les mots se rapprochent, le tracé des lettres s'accélère et on voit les marques de la vitesse d'exécution. Séparation très nette des mots, ponctuation plus ferme, majuscules plus nombreuses. Décrit les écritures autour de l'an Mil, puis la calligraphie et les ornements, écriture gothicisante, avec description et explications de textes illustrés et transcrits partiellement.
Écriture des manuscrits, par opposition aux feuilles de parchemin des chartes. Pas de fioritures, limitation maximale de shampes et des hastes. les lettres minuscules se cantonnent dans les lignes de référence. DOnne des exemples de la caroline primitive, d'écriture du IXe siècle, d'évangéliaire du Xe siècle, d'annales de l'an Mil, d'une bible du XIIe siècle, d'un mécrologe, d'un cartulaire, d'uen charte en écriture livresque, d'un tableau de consanguinité, etc. Les exemples sont décrits et expliqués, accompagnées d'illustrations peline page et de transcriptions partielles ou complètes.
XIIIe siècle : multiplicité des écritures, puis vient l'écriture cursive progressivment au XIVe siècle. Présence grandissante de la langue vernaculaire.
Documents relativement brefs de type administratif ou juridique, donc très variés. Très lisibles au départ, puis de plsu en plsu difficiles vers la fin du Moyen Age. Fournit des échantillons d'écriture variés, avec des plans généraux et détaillés des documents, selon leur format. Fournit les transcriptions en vis-à-vis et une explication de texte.
L'écriture devient beaucoup plus rapide, les lettres s'enchainent et se mêlent, le tracé va au plus court et se simplifie, la lecture devient plus difficile. Exemples de documents illustrés accompagnés de leur description et de la transcription.
L'écriture livresque reste assez fidèle à l'ancienne pratique et se différencie donc de plus en plus des autres types d'écriture. Le tracé des lettres reste celui de la base caroline. Les transformations se font sur l'interligne, le resserrement de l'espace entre les mots, la distinction entre les lettres à jambage est moins nette. Exemples de documents illustrés accompagnés de leur explication et de leur transcription.
Donne les transcriptions complètes en annexe des illustrations dont les textes transcrits étaient partiels.